Isabelle Chevalley : conflit d’intérêts et l’initiative pour des multinationales responsables

Comme l’a révélé le site d’information heidi.news le 15 novembre 2020, les conflits d’intérêts entre la conseillère nationale verte’libérale vaudoise Isabelle Chevalley et le pouvoir en place du Burkina Faso soulèvent une fois de plus les questions de transparence entre les élu·e·x·s et les différents groupes d’intérêts. Face à ces récentes révélations et au flou qui entoure les liens entre Madame Chevalley et le Burkina Faso, la Jeunesse socialiste vaudoise appelle la députée à se retirer de la campagne contre l’initiative « Pour des multinationales responsables » et à être totalement transparente sur les liens qu'elle entretient avec l’état burkinabè.


Dimanche 15 novembre 2020, le site d’information heidi.news publiait l’article intitulé « En Suisse ou au Burkina, la croisade d’Isabelle Chevalley contre les ONG » et y relatait les combats de la conseillère nationale verte’libérale vaudoise Isabelle Chevalley envers certaines ONG ainsi que ses liens avec le pouvoir burkinabè. Ces relations opaques entre une élue militant contre l’initiative ci-présente et le pouvoir d’un pays qui pourrait être directement touché par le résultat du 29 novembre démontrent une fois de plus les problèmes de transparence de certains et certaines élu·e·x·s.


En raison de ces liens d’intérêts et du flou autour de ceux-ci, la Jeunesse socialiste vaudoise appelle madame Chevalley à se retirer du comité « Non à l’initiative de responsabilités des entreprises », un objet qui sera voté dimanche prochain. Le cas échéant, il en va de la responsabilité de comité d’exclure de son sein madame Chevalley. Il est en effet inacceptable qu’une personnalité publique et politicienne suisse soit autant impliquée dans cette campagne tout en continuant d’entretenir des relations aussi étroites que problématiques avec les pouvoirs en place au Burkina Faso.


En effet, la transparence entre les élu·e·x·s et des groupes d’intérêt quel qu’ils soient est un des piliers de la démocratie. Cette rupture de confiance entre une des figures médiatiques romandes majeures de la campagne et la population est une atteinte grave aux principes de démocratie semi-directe suisse.


Pour toutes les raisons susmentionnées, la Jeunesse socialiste vaudoise appelle activement madame Chevalley à se retirer du débat public autour de l’initiative « Pour des multinationales responsables » et à éclaircir ses liens avec le Burkina Faso. Le cas échéant, le comité d’initiative doit se distancer de madame Chevalley. Et si les liens entre une élue suisse et des pays étrangers s’avèrent effectivement problématiques, il en est de la responsabilité du parti Vert’Libéral et du Conseil national de prendre les mesures nécessaires.


Pour rappel, la Jeunesse socialiste vaudoise appelle la population à se prononcer favorablement aux deux objets lors des votations du 29 novembre 2020.


Pour plus d’informations :

David Raccaud, porte-parole, 078 825 28 22

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