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L'accord secret de Valérie Dittli qui a coûté 74’163 CHF aux Vaudois.e.x.s

  • JSV
  • il y a 6 jours
  • 3 min de lecture

Valérie Dittli ne cessera pas de nous décevoir, et cela même jusqu’à la fin de sa législature. Elle, qui a un doctorat en droit, devrait en principe connaître les normes mieux que quiconque. Pourtant, à la lecture du rapport Meylan, il est fait état d’une vraie instrumentalisation des institutions à des fins personnelles. Comme la JSV et la JVVD l’a demandé à plusieurs reprises, nous exigeons à nouveau la démission de Valérie Dittli qui est indigne de ses fonctions et surtout, exigeons des excuses publiques envers le contribuable vaudois !


Vendredi 24 avril, les jeunesses respectivement verte et socialiste ont pris connaissance du rapport Meylan, et ont été choquées (sans toutefois être surprises) des décisions de la Conseillère d’Etat.


Pour commencer, en feuilletant le rapport, il y a un fil rouge que le document ne nomme pas explicitement, mais que les faits dessinent clairement. La méthode Dittli, déjà documentée envers ses propres collaborateuricexs (souffrance qualifiée de "réelle" par la vice-présidente de la DELSURV, pression "répétée et insistante" cf. le rapport parlementaire) semble s'être appliquée à M. Mathey avec les mêmes ingrédients.


Cela prend la forme d’un recours public mettant en cause son impartialité et son honorabilité, s’ensuivant d’une pression pour qu’il démissionne en invoquant son âge. Cette tentative étant infructueuse, Mme Dittli

propose une procédure de révocation sans motifs officiels pour laquelle le Conseil d’État lance la procédure. Il y eut par la suite des communications adressées directement à M. Mathey plutôt qu'à la commission qu'il représentait, pratique critiquée par la Commission de gestion dans son rapport annuel.


Il apparait que Mme Dittli avait surestimé son pouvoir réel et ne pouvait pas ad infinitum employer les mêmes méthodes qu’avec ses collaborateuricexs. Ce qui devait arriver arriva, M. Mathey porte plainte envers Mme Dittli. Qu’a-t-elle fait voyant qu’une de ses cibles résistait et répliquait légalement ? La remise en question ne semblait apparemment pas une option pour la Conseillère d’État. Au contraire, sortons le chéquier

appartenant aux contribuables vaudois et faisons-les passer à la caisse pour payer le prix de l’incompétence !

M. Mathey a, lui, en sa qualité d’avocat, eu la possibilité et les moyens de riposter face à cette situation injuste, mais a préféré accepter un accord incluant un mandat, auquel s'est ajouté un second mandat, accordé dans la foulée.


En récapitulant, voilà ce que l’affaire a coûté selon le rapport Meylan :

  • 10’000 CHF pour le mandat de l’état des lieux

  • 6’000 CHF déjà versés sur les 30’000 CHF engagé pour le mandat concernant l’ouvrage LDFR

  • 8’022 CHF en frais d’avocat de M. Mathey pris en charge par l’État

  • 44’141 CHF en frais d’avocat de Mme Dittli pris également en charge par l’État

Pour un total de 74’163 CHF dont 24'000 CHF encore en cours.


Ce montant faramineux est le résultat d’un litige que Mme Dittli a elle-même provoqué. De plus, même en excluant la note salée résultant de l’excursion judiciaire, nous sommes en droit de nous demander ce que les 10’000 CHF du premier mandat valent vraiment. M. Mathey lui-même admet que le rapport lui a pris 10 à 15 heures soit un tarif horaire de 650 à 1’000 CHF. Pour un document qui premièrement n’a jamais été mis en œuvre et qui deuxièmement a été financé par l’argent des Vaudois.e.x.s en période d’incertitude financière.


Mme Dittli n’est pas une novice qui aurait maladroitement dérapé. Elle a publié une thèse de doctorat en droit des obligations en 2023, l’année même où le conflit avec M. Mathey commençait. Elle connaît parfaitement la valeur juridique d’une convention, d’une clause de confidentialité et d’une peine conventionnelle de 50'000 CHF.

Cela signifie qu’elle a menti au Conseil d’État sur l’existence de contreparties financières, qu’elle a pris cette décision en toutes connaissances de causes, son parcours à la fois de doctorante en droit mais aussi de Conseillère d’État écartant toute naïveté possible. Elle ne peut pas feindre l’ignorance. On peut être incompétente en management. On peut manquer d’expérience politique. Mais quand on signe une convention de huit clauses avec peine conventionnelle et dépôt chez son propre avocat, on sait exactement ce qu’on fait.


Le dossier étant transmis au Ministère public, Mme Dittli va devoir répondre de ses actes et cette fois, il n'y

a pas de chéquier provenant du contribuable pour pouvoir éteindre l'incendie.


Les JSV et JVVD continueront de se battre pour une politique sociale, écologique et digne. Cela inclut un

engagement sans faille pour une transparence totale de la part de nos Conseiller.e.s d’État afin que l’argent des Vaudois.e.x.s soit utilisé pour les politiques que nous défendons. Les Vaudois.e.x.s doivent pouvoir retrouver la confiance en leur exécutif. Mme Dittli a failli au devoir d’élue et doit maintenant démissionner

immédiatement.



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